Veuillez m'écrire à chloe@hudson4chloehutchison.ca
si vous ne trouvez pas la réponse à votre question.
R. Le projet Lakeview a pris naissance sous le précédent conseil, au moment où la rue Main a été reconstruite et jugée trop étroite pour accueillir un corridor actif. Le choix s’est alors porté sur la rue Lakeview, qui relie les écoles et le parc St. Thomas. Lorsque notre conseil est arrivé en poste, la conception était déjà bien avancée, et une subvention fédérale offerte pour la création d’un corridor multiusage permettait de réaménager Lakeview avec des fonds fédéraux plutôt qu’avec les seuls fonds municipaux.
Habituellement, lorsqu’Hudson entreprend des travaux routiers, il n’y a pas de processus formel de consultation : les routes sont réparées ou refaites selon les besoins. Dans le cas de Lakeview, le projet dépassait la simple réfection : il introduisait une voie multiusage devant des résidences, sur des portions de terrain public que plusieurs citoyens entretiennent et perçoivent comme leur propriété. Cette différence a légitimement soulevé des attentes de consultation plus tôt dans le processus, et je le reconnais. Bien que le projet ait été mentionné en séance du conseil, lors des Cafés du maire et publiquement durant l’annonce fédérale de juillet 2024, une présentation complète n’est venue que plus tard. Avec le recul, ce moment n’a pas répondu aux attentes des résidents directement touchés.
Cela dit, la Ville a écouté et s’est adaptée. La largeur du corridor a été réduite de 6 m à 5,5 m, limitant l’abattage d’arbres de 19 à 9, grâce à l’hydro-excavation. Le nombre de bancs a été réduit de 7 à 3, et l’accès aux entrées charretières a été amélioré là où des préoccupations avaient été exprimées. De plus, 90 nouveaux arbres — souvent de calibre moyen à mature — seront plantés pour restaurer et améliorer l’aspect paysager. Pendant toute la durée des travaux, la Ville a tenu la population informée et communiqué régulièrement avec les résidents du corridor. Le pavage et la plantation devraient être complétés d’ici la fin octobre 2025.
Nous avons appris que les projets entraînant un changement visible devant les maisons nécessitent une forme différente de participation publique, même lorsqu’ils se déroulent entièrement sur des terrains municipaux. C’est pourquoi je me suis engagée à doter la Ville d’une politique de participation publique, afin que les citoyens et la municipalité aient des attentes claires sur le moment, la fréquence et la portée des consultations.
L’expérience de Lakeview nous apprend à renforcer la transparence et le dialogue, tout en poursuivant le renouvellement d’infrastructures essentielles pour l’avenir d’Hudson.
R. Je comprends cette préoccupation — permettez-moi d’y répondre point par point.
Sur la gestion : Les anciens conseils affirmaient souvent qu’Hudson n’avait « pas le choix », imputant à la planification régionale la responsabilité de laisser Sandy Beach aux promoteurs. Ce discours a créé une confusion durable. Notre conseil a renversé cette logique. Nous avons démontré que l’objectif réel de la CMM est la conservation des milieux naturels, tout en concentrant le développement le long des corridors de transport collectif. Parallèlement, les règles provinciales sur les zones inondables se sont resserrées, notamment avec l’adoption en juin 2025 de nouvelles normes limitant la construction dans les milieux hydrologiques sensibles. La position du promoteur s’en est trouvée affaiblie, donnant à Hudson un levier pour négocier un règlement final qui a mis fin à des années de litige, éliminé l’incertitude, et rendu à la Ville et à ses citoyens la pleine maîtrise de Sandy Beach.
Ces litiges coûtaient déjà entre 45 000 $ et 100 000 $ par an à la Ville, selon le stade des procédures. Obtenir un règlement définitif a permis d’éliminer ces coûts récurrents tout en écartant le risque de poursuites prolongées à l’issue incertaine.
Sur la dette : Le prix d’achat s’élève à 8,75 M $, plus taxes et financement, pour un total de 9,65 M $, soit bien en deçà de l’évaluation indépendante de plus de 11 M $. Selon le cadre financier de RCGT (2025-2030), l’emprunt est étalé sur 40 ans et financé par l’ensemble des propriétés imposables. Cela représente environ 121 $ par année pour une maison typique à partir de la seconde moitié de 2026. Même en incluant Sandy Beach, les ratios d’endettement d’Hudson demeurent dans les normes pour une municipalité de notre taille : service de la dette entre 11,5 % et 16,6 % du budget, et dette nette/revenus autour de 166 % d’ici 2030. Autrement dit, la dette est importante, mais soutenable et maîtrisée. La Ville poursuit également ses démarches pour obtenir des subventions externes qui pourraient réduire ce coût. Et surtout, la valeur foncière à Hudson continue de croître, ce qui renforce la solidité financière de la municipalité.
Il faut aussi souligner que le registre a eu lieu : le 24 septembre 2025, 247 signatures ont été recueillies, bien en deçà des 491 nécessaires pour déclencher un référendum. Le certificat a été déposé au conseil le 1ᵉʳ octobre, confirmant que le règlement d’emprunt demeure valide. Le dossier est maintenant à l’étude au ministère pour approbation, ce qui peut prendre jusqu’à 120 jours. Une fois cette approbation reçue, l’achat sera finalisé.
Pourquoi avoir agi ? Parce que ne rien faire aurait laissé Sandy Beach vulnérable au développement, peut-être pour longtemps. Le moment était favorable : les changements législatifs régionaux et provinciaux allaient rendre tout projet de construction plus incertain, plus coûteux et plus long. Nous avons saisi cette fenêtre pour sécuriser le site à un prix sous le marché, mettre fin aux litiges coûteux, et assurer sa conservation et son accès public permanents.
Il ne s’agit pas seulement d’une transaction financière. C’est un investissement dans la nature, la biodiversité et l’avenir — un legs durable pour les générations à venir.
R. Le prix d’achat reflète la réalité juridique : le promoteur détenait des droits de construction valides, confirmés par les tribunaux. Se retirer aurait signifié perdre Sandy Beach au profit d’un projet résidentiel et prolonger des poursuites qui coûtaient déjà à la Ville entre 45 000 $ et 100 000 $ par année. En agissant, nous avons non seulement assuré la conservation du site et mis fin aux litiges, mais aussi éliminé ces coûts juridiques récurrents.
Il est également important de comprendre le contexte plus large. En juin 2025, la Province a modernisé son cadre réglementaire en matière de milieux hydriques et de protection contre les inondations. Ces nouvelles règles indiquent que les projets situés dans des zones sensibles comme Sandy Beach feront désormais l’objet d’une analyse plus rigoureuse, de délais accrus et de risques plus élevés pour les promoteurs. Cette réalité a donné à Hudson l’occasion de négocier et d’agir avec détermination.
Et maintenant, le registre étant clos — 247 signatures recueillies, bien en deçà des 491 requises — le règlement d’emprunt tient toujours. Le ministère en fait présentement l’examen et, une fois l’approbation reçue, Hudson procédera à l’acquisition.
Aucun montant n’est anodin, mais protéger 35 acres de nature riveraine à perpétuité — à un coût inférieur à l’évaluation indépendante du marché et financé équitablement entre toutes les propriétés imposables — constitue un investissement responsable pour la santé écologique et la qualité de vie des générations futures. En parallèle, la valeur des propriétés à Hudson continue d’augmenter, confirmant que cette dette à long terme repose sur une base fiscale solide et en croissance.
R. Pine Lake fait partie de l’histoire de Hudson. Créé par des voisins dans les années 1940, le lac a accueilli des générations de familles venues y patiner, jouer au hockey, pêcher, pagayer, nourrir les canards et se rassembler pour des épluchettes de blé d’Inde. Pour beaucoup, c’est plus qu’une infrastructure — c’est un lieu de mémoire et d’appartenance.
Pour être claire : la Cour supérieure (2019) et la Cour d’appel (2021) ont toutes deux examiné l’entente de 1984 et conclu qu’elle ne conférait pas de droits exécutoires individuels aux résidents. L’entente liait la Ville et le Pine Lake Club, dans le but de préserver le lac pour l’ensemble de la communauté. La Ville ne brise donc aucun contrat. Notre responsabilité aujourd’hui est de prendre des décisions qui assurent la sécurité, la durabilité et l’accessibilité de Pine Lake pour toute la collectivité.
Le projet présenté en 2021 était évalué à 1,05 M$. Lorsque ce Conseil est entré en fonction, les exigences d’ingénierie supplémentaires — remplacement du ponceau, gestion des sédiments — avaient presque doublé les coûts. Dans le même temps, les sondages auprès des résidents ont montré que les routes et d’autres infrastructures essentielles constituaient des priorités plus urgentes. Le Conseil a donc d’abord orienté ses ressources vers ces besoins, tout en poursuivant les études sur Pine Lake avec des données hydrologiques et des conseils d’experts mis à jour.
Pour mieux comprendre les options, j’ai réuni un comité ad hoc composé d’experts hudsonois en hydrologie, changement climatique, biologie et génie civil, dotés d’une grande expérience en barrages. Ensemble, nous avons exploré différentes avenues — de nouveaux modèles de barrage à un retrait complet — ainsi que les exigences révisées pour le ponceau de la rue Cameron.
La Ville a lancé un appel d’offres à la fin de 2022 pour un redessin du barrage plus proche de la taille actuelle et des attentes des citoyens. Aucun soumissionnaire ne s’est d’abord manifesté, puis une seule proposition a été reçue — de plus d’un demi-million de dollars uniquement pour les services professionnels. Cela annonçait des coûts globaux beaucoup plus élevés et des délais plus longs que prévu.
Depuis, la Province a confirmé que le barrage actuel ne présente pas de risque pour la sécurité et qu’Hudson n’a aucune obligation de le reconstruire (octobre 2023), ce qui nous donne la latitude nécessaire pour faire le bon choix.
En regardant vers l’avenir, Pine Lake se situe dans le corridor Viviry de Hudson, une priorité du Plan de conservation des milieux naturels 2025 de la Ville. Cela renforce notre orientation : toutes les décisions futures devront être cohérentes avec les objectifs de connectivité, de protection des milieux humides et de restauration que la Ville a désormais formellement adoptés.
À ce jour, ni Pine Lake ni le quai ne figurent dans le Plan d’investissement en immobilisations jusqu’en 2030. Tout changement de priorité devra être déterminé par le prochain Conseil, au terme d’un processus de planification stratégique clair définissant les niveaux de service et les priorités de projet.
Notre engagement demeure de poursuivre le dialogue ouvertement, afin de choisir ensemble une approche qui honore l’histoire de Pine Lake tout en respectant la capacité de la Ville et les besoins de la communauté dans son ensemble.
R. J’entends cette préoccupation et je la prends au sérieux. Depuis mon entrée en fonction, j’ai cherché à être accessible — par les cafés mensuels avec la mairesse, les périodes de questions ouvertes lors des séances du conseil, les réponses directes aux courriels et appels, et par ma présence lors d’événements communautaires.
Dès le départ, nous avons aussi fait le choix conscient de miser sur les échanges personnels. Les médias sociaux ont leur place, mais ils ne remplacent jamais la valeur du contact humain — sortir de l’écran pour aller à la rencontre des gens, renouer avec nos voisins, nos espaces partagés et un dialogue sincère.
Cela dit, je sais que les attentes évoluent. C’est pourquoi j’invite les citoyens à partager leurs idées sur la façon dont le conseil et moi pouvons être plus clairs et plus accessibles. Ces suggestions nourriront la Politique de participation publique actuellement en préparation, afin de rendre l’engagement citoyen plus cohérent et prévisible.
Le leadership, c’est savoir écouter et s’adapter, tout en gardant au cœur de chaque décision le patrimoine, l’environnement et l’esprit communautaire de Hudson.
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